Argenté Anglais

Argenté Anglais bleu
Argenté Anglais havane

Photos : Standard EE

Pays d'origine : Angleterre
Ascendance : Lapin riche
Importance : très répandue dans l'Est
Standard adopté le 9 octobre 1926 par la Société Française de Cuniculiculture,
et homologué le 26 janvier 1927 par la Fédération Nationale des Sociétés d'Aviculture de France.

Club de race national officiel : Association Nationale des Lapins Argentés
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Historique et généralités.
Les lapins argentés sont en fait apparus depuis fort longtemps. Déjà, au VIIe siècle, un animal de couleur blanchâtre avec un "piquetage" gris, une étoile sur la tête et des extrémités de membres antérieurs blanches est décrit. Nous avons alors le droit de penser qu'une panachure se superpose au modèle argenté.

Nous le notons dès le XVIe siècle cité de temps à autre et ce dans divers pays.

En 1881, KNIGHT, reprenant les mots de RAYSON explique qu'il existe en Angleterre plusieurs intensités d' argentures qui portent les noms différents que leur donnent les fourreurs "selon la mesure des teintes sombres prédominant sur le lumineux ou argenture". Il constate également, comme le font aujourd'hui encore les membres de la Commission des Standards "qu' il n'y a peut-être pas de lapin plus difficile à décrire ou qui, quand on l'a vu, est plus facilement reconnu que l'argenté gris".

Argenté Anglais crème
Selon RAYSON, un homme qui avait importé des argentés gris "quelques vingt ans auparavant, trouva fréquemment dans ses portées un descendant de teinte jaune ou fauve qui, plus tard, devint argenté comme les argentés gris". Ils n'étaient pas aussi populaires que les gris et étaient souvent "détruits comme des bâtards". Les premiers sujets seront exposés en 1871, sans que le juge n'y jette le moindre regard.

Le même auteur nous apprend que "les lapins crème argentés étaient élevés en France plusieurs années avant qu' ils ne soient connus en Angleterre". Nous notons aussi qu'ils sont le produit d'un croisement entre argenté gris et lapins roux pâles.

Argenté Anglais Havane
"Il n'y a pas de doute que l'origine de cette variété est originellement due à un croisement entre un Lièvre Belge et un Argenté gris" nous dit péremptoirement KNIGHT, essentiellement grâce à MM. ENTWISTLE et JOHNSON. Nous disposons de peu de documents sur l' histoire de cette race mais, si nous acceptons cette hypothèse, il semble alors nécessaire que les deux parents aient été hétérozygotes pour le facteur "b".

Argenté Anglais Bleu
C'est une des dernières variétés créées en Angleterre par M. ENTWISTLE. Elle a eu peu de succès et demeure aujourd'hui une des moins élevées. Eugène MESLAY en parle en 1900, à l'inverse des auteurs anglais consultés.

Bibliographie : Thèse Docteur Vétérinaire Samuel BOUCHER - 1993

Argenté Anglais brun
Argenté Anglais crème
Argenté Anglais noir

photos 2 et 3 : Eddy MAYEUR

Caractéristiques essentielles à rechercher :

Poids idéal compris entre 2,500 kg et 2,900 kg.
Conformation courte, rondelette et potelée (lourd pour sa taille), cou court.
Tête anguleuse à peine busquée.
Fourrure relativement courte, dense. Des poils recteurs bien développés en épaisseur favorise la résistance élastique du pelage.
Argenture fine, régulièrement répartie sur l'ensemble du corps.
Argenté brun : très bonne expression du zonage notamment avec une entre-couleur brun roussâtre pure et intense.
Argenté crème : sous-couleur crème jaunâtre bien exprimée, base des poils (blanc) pratiquement inexistante.
Argenté noir, bleu et havane : sous-couleur très soutenue

 

Brun Marron de Lorraine

Brun Marron de Lorraine - photo : Eddy MAYEUR

Pays d'origine : France
Créateur : Ch. KAUFFMANN (57)
Ascendance : Garenne et Feu Noir
Importance : peu répandue

Club de race national officiel : Association Nationale des Éleveurs de Lapins de races Feu, Feh Chinchilla et dérivées - A.N.E.F
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Historique et généralités
C'est dans une région calme et verdoyante que timidement et avec très peu d'exemplaires que cette race a vu le jour, il faut toutefois rendre hommage à son créateur - M. Ch. KAUFFMANN - d'avoir su, malgré cela, rester fidèle à sa race et à son idéal.

M. Ch. KAUFFMANN résidait à Vitry-sur-Orne (Moselle), petite localité noyée dans le bassin sidérurgique lorrain "SIDELOR" à l'époque. C'est au terme d'un travail de sélection d'une durée de quatre ans de 1921 à 1925, et provenant du fruit de différents croisements entre le lapin de garenne et le Feu Noir qu'il a pu obtenir les premiers exemplaires et encore en nombre très réduit. Il les expose pour la première fois, la même année, à l'Exposition Internationale de Metz, où ils furent expertisés par une commission de juges appartenant à l'Union des Juges d'Aviculture du Bas-Rhin, Haut-Rhin et de la Moselle qui leur délivra un avis favorable.

La couleur d'ensemble ressemblant au brun marron (châtaigne fraîche) leur créateur leur donna le nom de "Brun Marron de Lorraine".

Le Brun Marron de Lorraine est donc un produit issu de différents croisements entre le lapin de garenne et le Feu Noir. Sa viande est d'une excellente qualité et la fourrure bien dense : les femelles mères et laitières amènent toujours leur descendance à bon port.

Le standard du Brun Marron de Lorraine fut adopté par la Commission des Standards Lapins de l'Union des Juges d'Aviculture des départements du Rhin et Moselle dans sa séance du 19 avril 1931. Cette commission y apporta quelques modifications minimes qui ont reçu l'approbation du créateur. Puis quelques années plus tard vint la guerre, et lors d'un nouveau tirage du Standard le 28 juin 1948, cette race n'y figurait plus, on la croyait éteinte. Heureusement ce ne fut pas le cas, de nombreux spécimens restaient encore dans l'élevage de Oscar MULLER de Metz et dans bien d'autres encore. La race fut réinscrite dans la nouvelle édition parue en 1958 et depuis suit son bonhomme de chemin sans jamais avoir trop percée.

Bibliographie : La Revue Avicole (mai/juin 1986)

 

Caractéristiques essentielles à rechercher :

Poids idéal compris entre 2 kg et 2,400 kg.
Petit lapin svelte, harmonieusement arrondi.
Tête anguleuse avec des yeux proéminents.
Fourrure bien dense avec un poil court.
Couleur brun-marron uniforme avec une entre-couleur brun orangé bien exprimée.
Sous-couleur bleutée y compris au ventre.
Oreilles bleutées sur leur face intérieure et bordées d'un liseré noir.


brun marron de lorraine - j-j mnigoz

Brun Marron de Lorraine - photo : Jean-Jacques MÉNIGOZ

 

Lire aussi: Le brun marron de Lorraine

Lire aussi: Le ticking du Brun Marron de Lorraine

Chinchilla

Chinchilla : photo Eddy MAYEUR

Pays d'origine : France
Créateur : J. J. DYBOWSKY (94 Mandres-les-Roses)
Ascendance : Garenne, Russe, Bleu de Beveren
Importance : assez peu répandue
Standard adopté le 30 décembre 1920 par la Société Française de Cuniculiculture,
et homologué le 29 janvier 1921 par la Fédération nationale des Sociétés d'Aviculture de France.


Club de race national officiel : Association Nationale des Éleveurs de Lapins de races Feu, Feh Chinchilla et dérivées
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Historique et généralités.
Depuis très longtemps, il existe des lapins communs à pelage souris ou ardoisé parsemé de poils noirâtres ; ces lapins formaient la variété Chinchilla ainsi que l'expliquent DARWIN (1879) et CORNEVIN (1897).

Pourtant, cette race est de création assez récente (1910-1913) et d'origine française.

Elle a été obtenue par croisement ayant pour base le bleu de Beveren, le Russe et le Garenne. Le produit résultant de tels croisements avait sensiblement la couleur désirée, à savoir celle du rat chinchilla et, dès lors, il n'y avait plus qu'à sélectionner.

Le créateur de cette race, M. DYBOWSKY, la présenta pour la première fois en avril 1913 à la Société Avicole de Saint-Maur et, en novembre 1913, à la SCAF. Cette race eut au début un grand succès. En 1914, elle était représentée par 4 sujets ; en 1925, par 285 et en 1926, par 400. Elle eut un rôle prépondérant dans la création du Grand Chinchilla, du Zibeline et du Californien.

C'est un lapin rustique, résistant aux maladies, à croissance rapide et bon reproducteur. Sa chair, bien que plus abondante, est de bonne qualité ; elle est aussi serrée que celle du Garenne. De plus, sa peau est très appréciée à cause de sa couleur qui imite parfaitement celle du rat chinchilla.

Bibliographie : Les cahiers du conservatoire (mars 1981)

 

Caractéristiques essentielles à rechercher :

Poids idéal compris entre 2,500 kg et 2,900 kg.
Fourrure très dense, souple et assez longue avec un sous-poil particulièrement épais.
Poils recteurs bien apparents et irrégulièrement répartis.
Chenillé bien prononcé et ondulé sur le manteau.
Sous-couleur bleu ardoisé foncé bien intense et bien large sur le manteau.
Rosette (entre-couleur) très nettement exprimée.
Iris des yeux brun foncé et des ongles corne bien foncée.

Lire aussi: Le Chinchilla par Jean-Jacques MÉNIGOZ (septembre 2011)

chinchilla e mayeur

Chinchilla - photo : Eddy MAYEUR

Feh de Marbourg

Feh de Marbourg Photo Eddy MAYEUR

Pays d'origine : France
Ascendance : Garenne et Russe
Importance : peu répandue

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Historique et généralités
F. JOPPICH, personnalité éminente de la cuniculture allemande écrit dans son livre "Unsere Kaninchenrassen", avoir souvent constaté lui-même, au début du siècle, la présence de lapins gris clair dans certaines portées, chez les éleveurs de lapins havane. Ceux-ci considéraient avec raison cette teinte comme fautive et éliminaient systématiquement ces sujets.

En 1912, L. PETER concierge de l'école que fréquentait le neveu de Marie SANDEMANN, offrit à celui-ci un jeune lapin à la teinte fautive né dans une portée de Havane. Marie SANDEMANN qui avait elle aussi des Havane éleva ce jeune dont la teinte lui plut particulièrement. C'était une femelle. Elle l'accoupla à l'âge adulte avec un mâle argenté. Toute la portée F1 était noire. La mère périt lorsque les jeunes étaient âgés de dix semaines. Mlle SANDEMANN sélectionna alors une femelle noire qu'elle fit saillir par un mâle Havane de son élevage. La descendance se composait majoritairement de lapereaux noirs et havanes. Un seul sujet avait la teinte désirée. C'était un mâle. Marie SANDEMANN utilisa celui-ci pour travailler en lignées consanguines et elle réussit rapidement à fixer la teinte dans sa souche.

Elle exposa ses premiers lapins "Feh" en 1915 à l'exposition du groupement à Limbach an der Lahn. Ces lapins de teinte gris bleu uni, recouverts d'un léger voile roussâtre, éveillèrent un intérêt considérable.

Très impressionné, le juge KEMP, qui avait expertisé ces lapins, s'engagea à soutenir cette nouvelle création pour la faire reconnaître par la Fédération des Éleveurs de Lapins.

En 1917, le D.L.P. et en 1924 le Reichsverband Deutscher Kaninchenzüchter reconnurent la race sous le nom de Feh de Marbourg et publia le standard fédéral.

Hollande
En 1918, un éleveur hollandais dénommé SPRUYA, surtout renommé jusque là pour ses pigeons, trouva dans une portée de lapins havanes, des jeunes dont la teinte n'était pas correcte. Il en informa son ami J. Van PIGGELEN. Celui-ci était bien introduit chez d'autres éleveurs de Havane dans la région. Les deux amis décidèrent donc d'élever et de travailler avec ces lapins et avec le concours d'autres éleveurs de la région de Gouda et d'Utrecht ils créèrent la race Gouwenaar.

Angleterre
C'est quelques années plus tard, en 1922, qu'une cunicultrice anglaise Mrs. G. LATHAN, croisa des lapins Bleu de Beveren avec des Havane et obtint des lapins noirs. En travaillant avec ces lapins noirs elle découvrit dans la descendance des sujets de teinte "bleu pigeon avec un reflet rose" qui lui plaisaient beaucoup. Alors, elle les fit reproduire et les sélectionna, créant ainsi le Lapin Lilas (Lilac Rabbit).

L'introduction du Feh de Marbourg en France s'est faite dans la confusion. La race a en effet été admise dans le recueil des standards - bilingue - d'Alsace-Moselle 1927 sous la dénomination Petit Gris en français et Lapin Fee dans le texte allemand, avec dans les deux textes une description de la teinte incohérente et non conforme.

Le nom de la race fut ensuite rectifié dans l'édition de 1936, mais la description erronée de la teinte ne fut corrigée que dans le recueil des standards d' A.M. de 1958 !

A noter :
Le terme "Feh" était employé par les fourreurs allemands pour désigner la couleur et souvent la fourrure même du très prisé écureuil de Sibérie. Les cuniculteurs allemands l'ont utilisé dans les dénominations raciales des lapins à la teinte gris bleu pour valoriser leur pelage, censé imiter cette fourrure sauvage.

Jacques CZESCHAN
Bibliographie : F. Joppich - Unsere Kaninchen 1942
L. Elter Biographie des lapins Feh - Le Petit Fermier 1955

Caractéristiques essentielles à rechercher :

Poids idéal compris entre 2,750 kg et 3,150 kg.
Corps légèrement trapu avec une rotondité d' ensemble bien marquée.
Tête forte, large, bien collée au corps.
Oreilles assez consistantes.
Fourrure dense souple, relativement fine et de longueur moyenne.
Couleur bleu gris clair très tendre et uniforme.
Voile brunâtre présent sur la tête, aux oreilles et aux pattes.
Sous-couleur légèrement plus claire que la couleur de couverture, sans délimitation nette.

Lapin Feh de Marbourg

Feu Noir / Feu Bleu / Feu Havane / Feu Feh

Feu Noir - photo : Eddy MAYEUR

Ascendance : Lapins de garenne
Importance : assez répandue
Standard adopté le 20 décembre 1920 par la Société Française de Cuniculiculture,
et homologué le 17 janvier 1921 par la Fédération Nationale des Sociétés d'Aviculture de France.


Club de race national officiel : Association Nationale des Éleveurs de Lapins de races Feu, Feh Chinchilla et dérivées
Président:  Eddy MAYEUR
67 rue d'Hirson 59186 ANOR
03 27 59 54 34 - 06 82 62 64 16
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Historique et généralités.
Le Noir et Feu a été isolé en 1887 dans une garenne sise dans la propriété d'un gentleman du Derbyshire, Mr COS DE BRAILSFORD. Celui-ci avait lâché dans ses terres des lapins de différentes races, et d'un accouplement ou de plusieurs, naquirent des lapins dont le poil était exactement de la couleur du terrier Noir et Feu comme le disait Pierre MEGNIN. Les races réunies par Mr COS étaient toutes de petite taille avec des oreilles courtes et droites : Hollandais, Argenté de toutes les teintes et Garenne de couleur fauve. Les Noir et Feu se reproduisirent fidèlement ; cependant, on trouve parfois dans leurs portées des petits qui ont une liste en tête comme les Hollandais ; chez d'autres la couleur noire est mêlée de poils gris ou blancs ce qui rappelle les Argentés ; d'autres encore naissent complètement feu ou plutôt fauve comme les premiers lapins lâchés dans cette garenne.

On désigna ce type de lapins sous la dénomination : type dit de Brailsford. C'était un petit lapin, très vif, de couleur noirâtre avec le dessin agouti ; les lignes de séparation entre le ventre et le menton blanchâtres et le noir étaient crèmes ou gris brunâtres. La nuque, le tour des yeux, la bordure interne des oreilles étaient eux aussi crèmes.

Plus tard, apparut le type dit de Cheltenham, nettement plus fort, moins trapu et de caractère plus doux. Nous ne savons pas avec exactitude si son origine est différente de celle du type de Brailsford. Il semble que les croisements d'origine furent renouvelés pour tenter d'améliorer les premiers Noir et Feu avec en plus le Lièvre Belge qui apportait une plus grande intensité des zones crèmes brunâtres. Ce type de croisement d'amélioration ne se faisait évidement pas sans de nombreux déchets du fait des disjonctions qui en résultaient inévitablement.

Plusieurs associations d'élevage prirent naissance en Angleterre. Le Black and Tan Club, créé en 1890, soutenait le petit type de Brailsford en se fixant pour ligne de conduite de n'apporter aucun élément étranger.

Le British Black and Tan Club, quant à lui, défendait le type de Cheltenham, et pratiquait le croisement. Il se créa rapidement un type moyen qui ne devait pas dépasser 2,2 à 2,5 kg ; ce type moyen fut nommé tout simplement Noir et Feu (Black and Tan).

Eugène MESLAY, qui avait été séduit par le Noir et Feu, fut le premier à en importer dès 1893 ; il les exposa à Caen en 1894, puis à Paris. MESLAY s'avéra être un fervent défenseur de cette race en France et même en Europe. Le Noir et Feu pénétra en Allemagne en 1896 et en Hollande vers la même époque. Actuellement, le Noir et Feu est élevé, en plus de l' Angleterre, son pays d'origine, en Hollande, en Allemagne, en Suisse et en France où il est bien répandu. La Commission des Standards de la Société Française de Cuniculture accepta le standard le 20 décembre 1920.

En savoir plus avec la publication FFC INFOS de Juillet 2001

Feu Bleu
Quelques années plus tard, Mr ATKINSON, de Huddersfield, croisait un Noir et Feu avec une femelle fauve "suie" (on dirait aujourd'hui fortement voilée) et obtint des Feu bleus. Il faut avouer que l'origine de cette femelle est incertaine comme ont l'honnêteté de l'écrire les auteurs qui relatent cette histoire. Quoi qu'il en soit, le "bleu et feu" fut sélectionné en élevage assez consanguin avant d' obtenir les faveurs du public et de presque détrôner le "Noir et Feu". Bientôt, les éleveurs croiseront ces deux races fréquemment et aujourd'hui, il est habituel d'obtenir des bleus dans des portées de noirs.

Feu Havane (brun).
C'est vers 1920 qu'il est apparu à Cambridge, chez Mr CHILDS. Nous pourrions croire qu'une introduction de Havane a eu lieu mais l'obtenteur s'en défend vigoureusement. D'après lui, le "havane et feu" est né dans une portée de deux "Noir et Feu" de pure race. Tout cela est fort possible étant donné les croisement initiaux effectués pour obtenir le "Noir et Feu" à partir d'Argentés de toutes les couleurs.

Bibliographie : Thèse Docteur Vétérinaire Samuel BOUCHER - 1993
Les Cahiers du Conservatoire (mars 1981)

 

Lire aussi: Présentation du Feu Noir par J Arnold, Texte original tiré du numéro spécial de la France Cuniculicole de 1973

Caractéristiques essentielles à rechercher :

Poids idéal compris entre 2,500 kg et 2,900 kg.
Rotondité d'ensemble bien marquée, la taille reste assez réduite.
Fourrure dense (bourre épaisse) bien collée au corps. Les poils recteurs particulièrement apparents concourent à faire ressortir le lustre caractéristique.
Le Noir, Bleu ou Havane doit être profond et bien brillant. Le feu très soutenu (nuance rousse ou acajou), doit mettre en avant son éclat et sa pureté.
Bonne extériorisation des marques (démarcation et étendue).

Feu Bleu
Feu Feh
Feu Havane

Lapins Feu en 4 variétés

Toutes photos : Eddy MAYEUR

Havane Français

Havane Français - photo : Eddy MAYEUR

Pays d'origine : France
Créatrice : Jeanne LEMARIÉ (27 Evreux)
Ascendance : Garenne et Russe
Importance : peu répandue
Standard adopté le 23 mars 1914 par la Société Française de Cuniculiculture,
et homologué le 31 octobre 1919 par la Fédération Nationale des Sociétés d'Aviculture de France.


Club de race national officiel : Association Nationale des Éleveurs de Lapins de races Feu, Feh Chinchilla et dérivées
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Historique et généralités
L'origine de ce lapin est très controversée à l'étranger. Les Hollandais prétendent qu'il a été créé en Hollande; pourtant ce lapin est bien d'origine Française comme l'écrit MESLAY en 1902 et 1904.

Une femelle Havane a été présentée pour la première fois en 1902 à l' exposition de la SCAF à Paris par Mlle LEMARIÉ, cunicultrice célèbre d'Évreux et créatrice de la race. En 1904, toute une série de lapins Havane était exposée, donc on n'était plus en présence d'un sujet unique qui aurait pu être un produit purement accidentel, inapte à transmettre ses qualités, mais bien en face d'une race. MESLAY ajoutait encore qu'il ne fallait pas confondre le Havane avec un lapin de reflet roussâtre produit en Hollande et que les éleveurs de ce pays venaient de baptiser du nom de Havane. DYBOWSKY est à ce propos, d'accord avec MESLAY.

Les moyens d'obtention du Havane restent encore mal connus car Mlle LEMARIÉ n'a pas voulu dévoiler le secret des origines de la race. M. WILTZER a fait certaines constatations à propos du Havane ; lors de certains croisements pour obtenir des Rex de couleur (Feh de Marbourg de couleur gris unicolore x Castor Rex), il a obtenu des Rex lynx et des Rex havane, donc la couleur brun chocolat du Havane et la couleur bleue sont voisines. Cela a été confirmé par Roy ROBINSON (1958) dans son étude sur la génétique des races de lapins.

Le Havane est une race réputée pour sa prolificité, sa grande rusticité et de plus pour la qualité de sa chair qui est remarquablement fine.

Bibliographie : Les Cahiers du Conservatoire (mars 1981)

 

Caractéristiques essentielles à rechercher :

Poids compris entre 2,500 kg et 2,900 kg.
Corps élégant et potelé.
Fourrure dense, souple, relativement fine. Poils de soutien apparents pour bien exprimer le lustre.
Couleur havane foncé intense et uniformément étendue. Cette teinte doit descendre le plus profondément possible dans le pelage.

havane 1.jpg - 119.56 Kb

Photo : Eddy MAYEUR

Hollandais

Hollandais noir - photo : Jean-Paul GOLLIN

Pays d'origine : Hollande
Ascendance : Lapin panaché
Importance : Moyennement répandue
Standard adopté le 10 décembre 1919 par la Société Française de Cuniculiculture,
et homologué le 10 mai 1920 par la Fédération Nationale des Sociétés d'Aviculture de France.

Club de race national officiel : Club Français des lapins de races à dessins

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Historique et généralités.
C'est une des races parmi les plus anciennes ; elle est déjà représentée sur un tableau du XVIe siècle. CORNEVIN la décrivait très bien dans son traité de zootechnie spéciale (1897) en ajoutant qu'on la rencontrait surtout dans la Belgique septentrionale, la Hollande et l'Angleterre.

En effet, son pays d'origine semble être la Hollande ; elle serait issue de lapins panachés de taille moyenne élevés dans le Brabant. Il fut importé comme lapin de chair en Angleterre où les Anglais l'ont sélectionné pour aboutir aux marques typiques et à une diminution de la taille.

Les premiers Hollandais ressemblaient assez peu à ceux d'aujourd'hui ; ils avaient une robe comportant plus de blanc et un dessin moins symétrique. C'est seulement vers la fin du siècle dernier qu'il se répandit, sur l'impulsion des Anglais, partout dans le monde avec le dessin actuel. En France, il est assez peu répandu.

C'est un lapin à chair excellente et à ossature très fine ; il est de plus très prolifique et très précoce l'ensemble du corps accuse une rotondité parfaite dans toutes ses dimensions, ce qui en fait un lapin intéressant pour les croisement chair.

Bibliographie : Les Cahiers du Conservatoire - mars 1981

 

Caractéristiques essentielles à rechercher :

Poids idéal compris entre 2,500 kg et 2,900 kg.
Corps court et trapu, rotondité d'ensemble extrêmement prononcée.
Fourrure dense, souple, relativement courte. Poils de soutien discrets pour favoriser les contours nets des marques.
Bonne extériorisation des marques. Leur délimitation doit être le plus tranché possible.

Hollandais noir
Hollandais havane
Hollandais japonais
photos Eddy MAYEUR

Lynx

Lynx - photo : Eddy MAYEUR

Pays d'origine : Allemagne
Ascendance : Perl Feh,  Feu et Feh de Marbourg
Importance : peu répandue

Premier standard adopté le 17 octobre 1926 par le Syndicat des juges lapins Alsaciens lorrains

Club de race national officiel :
Association Nationale des Éleveurs de Lapins de races Feu Feh Chinchilla et dérivées

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Historique et généralités.

Il existe un lien avec l’origine du lapin feu, plus particulièrement le Perl Feh et le parcours du lapin Lynx.
L’éleveur Hoffmann de Düsseldorf, créateur du Perl Feh, est à l’origine de cette race apparue en 1920.
Selon ses renseignements, il s’agit d’un croisement de lapins Feh de Marbourg et de Perl Feh de couleur jaune, qui constitue l’animal de référence du lapin Lynx d’aujourd’hui. D’autres croisements s’y ajoutaient, issus de l’accouplement du Feh de Marbourg et du Feu Noir. Un lapin male issu de ce croisement, accouplé à des animaux issus du croisement jaune du Feh de Marbourg avec un Perl Feh donna une portée de six jeunes de même couleur que le Lynx d’aujourd’hui. L’accouplement des frères et sœurs de cette portée apporta la couleur constante et donna une variété, qui s’est ainsi établie sous cette forme ou plutôt dans cette couleur comme nouvelle race. Cette coloration particulière est restée constante et est devenue célèbre au-delà du cercle d’origine et bien plus que la précédente nouvelle race du Perl Feh. Par exemple sur les foires de Leipzig, pendant plusieurs années, des rangées de lapin Lynx étaient exposés, un signe de l’affection de cette race à cette époque. De nos jours encore cette race est répandue au-delà des frontières allemandes, même si sa popularité n’est plus aussi grande.
La dénomination de cette race fait suite à la couleur d’un grand nombre de fourrures présentées pour expertise à un pelletier. Ce dernier les désignait comme « colorées comme un lynx » en référence à la couleur sauvage du lynx, qui est jaune rouge avec quelques divergences. La correction du nom vers « Lapin lynx », avec à l’étranger une appellation similaire, semble justifiée.
Aujourd’hui, le Lynx est principalement élevé en Allemagne. En France, le Lynx est peu répandu, l’on ne compte qu'une dizaine d'éleveurs.

Traduction historique Patrick HAAS selon le livre « Unseren kaninchen » du DR José FILLER de 1942.

Lynx2

Photographie présente dans le livre de Friedric JOPPICH « Das Kaninchen » édition de 1959

Caractéristiques à rechercher

Poids idéal compris entre 2,500 kg et 3 kg.
Rotondité d'ensemble bien marquée.
Fourrure dense, souple, assez courte. Poils de soutien discrets.
Couleur d'ensemble bleu clair métallisé, uniformément répartie.
Entre-couleur brun roussâtre, assez large et bien délimitée.
Sous-couleur du manteau d'un blanc pur.

Lynx3Photographie Eddy MAYEUR

Lynx4 Lynx5
 Sous et Entre-couleur du manteau Sous-couleur du ventre

Photographies Eddy MAYEUR

 

A titre complémentaire, il a existé au début du 20ème siècle une race nommée
LYNX
FRANÇAIS

Créateur de la race : M. Charles HEYER, Graffenstaden (Bas-Rhin). Membre du Syndicat des Jurys pour lapins.

Produit, par hasard, d’un Noir et Feu en 1912. En 1925, la race était fixée et exposée en plusieurs exemplaires. Le standard établi par le créateur a été homologué par le Syndicat des juges des départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle, dans sa séance du 19 avril 1931.

On trouve le Standard du Lynx Français dans l’ouvrage édité en 1936 par la Fédération des Syndicats d’Aviculture du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle – « Standards d’animaux de Basse-cour, tome I, Lapins ».

Par sa taille, son type, son poids (entre 2.5 et 3.250 kg) et sa fourrure, ce Lynx français était très proche du Lynx d’origine allemande.

La différence existait pratiquement qu’uniquement au niveau de la couleur : L’ensemble devait avoir la couleur du Lynx sauvage, c’est-à-dire grisâtre-brun-rouge.

 Lynx6
Lynx sauvage

La partie terminale des poils sur environ 6 mm était un mélange de poils gris blanc ou feu.

De la base des poils jusqu’à sa jonction avec la partie terminale la sous-couleur était feu clair à la base pour devenir de plus en plus foncé en remontant vers le sommet des poils.

Le ventre avait une couleur en harmonie avec le manteau, tout en étant plus mat et plus clair. En aucun cas il devait être blanc. Sa sous-couleur était gris foncé. Les marques feu entre les cuisses devaient être bien visibles.

Avertissement : le feu du début du 20ème siècle n’était pas aussi intense que le feu rencontré aujourd’hui.

L’iris des yeux devait être marron foncé, les ongles brun foncé.

Cette race a malheureusement disparue rapidement. Dès l’édition du Standard de 1948 de la Fédération des Syndicats d’Aviculture du Haut-Rhin, Bas-Rhin et de la Moselle, ce lapin n’est plus prése

Extrait du « STANDARDS D’ANIMAUX DE BASSE-COUR Tome I LAPINS » 1936

Editeur : Syndicat des Sociétés d’Aviculture du Bas-Rhin.

Ensemble de la présentation réalisée par Jean-Jacques MENIGOZ avec l’aide de Patrick HAAS et Eddy MAYEUR (octobre 2019)

 

Papillon Anglais

Papillon Anglais noir - photo : Eddy MAYEUR

Pays d'origine : Angleterre
Ascendance : Lapins tachetés
Importance : Moyennement répandue
Standard adopté le 22 janvier 1927 par la Société Française de Cuniculiculture,
et homologué le 26 janvier 1927 par la Fédération Nationale des Sociétés d'Aviculture de France.

Club de race national officiel : Club Français des lapins de races à dessins

Clicclub3

Historique et généralités.
Il est, comme son nom l'indique justement, d'origine anglaise. Une mention assez précise, bien qu'ancienne, vient de l'auteur CUNICULUS qui écrit à la fin du XIXe siècle "les gris et blancs sont très communs et les manières dont leurs couleurs se distribuent sont très nombreuses et variées. Parfois, une raie d'un demi pouce se prolonge sur le dos et il y a une tache sur chaque hanche. Le reste du corps. pattes et queue comprises, est à peu près blanc mais les oreilles sont foncées et il y a quelques taches de couleur sur la tête".

A peu près à la même époque, en 1887, GABIN retranscrit les écrits de Mme la Comtesse d'ALBERTAS qui dit qu'avec une seule paire de fantaisie anglais, envoyés par M. Gérard, "elle a" obtenu des fantaisies anglais à poils ras, double smulth (tache nasale), etc... de toutes les couleurs, soit unis, soit tigrés, tant à poils ras qu'angora" elle précise alors, ce qu'aujourd'hui nous entendons encore dire çà et là "ceci est très curieux, très joli, mais où est l'utilité ?".

Enfin, MESLAY écrit au début du siècle à propos de l'anglais: "il se trouve partout où se trouve le lapin commun, aussi, nous mêmes l'avons-nous très fréquemment remarqué en France, particulièrement en Normandie et surtout en Bretagne". Il précise alors "sans doute le lapin anglais et le Papillon ont une même origine, le lapin commun avec une raie sur le dos, des marques sur les hanches, des oreilles colorées, des mouchetures sur la face. Mais lorsqu'ils ont voulu améliorer la race, perfectionner le type, créer un lapin d'exposition, anglais et allemands d'un côté, français de l'autre se sont placés à des points de vue différents et se sont proposés un standard dissemblable".

Il est donc intéressant de noter que la panachure de type Papillon peut prendre plusieurs formes reconnues ou non par les standards de différents pays et que celle-ci s'établit autour de taches colorées qui peuvent être l'expression de nombreux modèles déjà définis.

Bibliographie : Samuel BOUCHER - Thèse de Docteur Vétérinaire (mars 1993)

 

Caractéristiques essentielles à rechercher :

Poids idéal compris entre 2,500 kg et 2,900 kg.
Corps un peu allongé pour une petite race.
Les membres bien apparents (saillie des cuisses). La vision d'ensemble dégage une certaine élégance.
Fourrure dense, assez courte, fine et plaquée.
Une fourrure épaisse favorise l'extériorisation des marques.
Des poils recteurs peu apparents concourent à la netteté du dessin.
La délimitation de l'ensemble des marques du dessin doit être le plus tranché possible.
A la base des oreilles il est difficile d'obtenir une délimitation nette, se méfier des excès de toilettage à ce niveau.
Sur les flancs, rechercher un dessin net et bien équilibré. La répartition des taches doit rappeler un point d'interrogation.
Plus les marques sont nombreuses et bien détachées, plus le sujet a de la valeur.

Papillon Anglais Madagascar
Papillon Anglais bleu - photo : Eddy MAYEUR
Papillon Anglais tricolore - photo : Michel GRUAZ

Perl Feh

Perl Feh - photo : Eddy MAYEUR

Pays d'origine : Allemagne
Ascendance : Feh de Marbourg
Importance : peu répandue

Club de race national officiel : Association Nationale des Éleveurs de Lapins de races Feu, Feh Chinchilla et dérivées
Clicclub3

 

Historique et généralités.
Cette race est peu élevée dans notre pays et essentiellement dans l'est. Par contre, le Perl Feh est bien représenté dans son pays d'origine, l'Allemagne : 152 sujets à Nuremberg en décembre 1997 sur 26 000 lapins exposés, en Suisse également où il est appelé Petit-Gris Suisse : 170 mâles à la 17e exposition nationale à Delémont, en janvier 1996 sur 5000 mâles présentés.

Son ascendance est le Feh de Marbourg ou plus exactement des lapins de couleur sauvage et de lapins bleus.

Il est intéressant de lire cet extrait d' un article paru en 1927 dans "La Vie à la Campagne" donnant l'origine du Petit-Gris Suisse. Il faut néanmoins rester prudent dans les appellations raciales données à cette époque ou au moins éviter de les transposer tel quel aux races connues aujourd'hui.

"Toujours mutation classique du Havane, la variété Petit-Gris Suisse est, comme son nom l'indique, originaire de Suisse. En 1918 Charles WEBER-WEBER trouvait dans une nichée de quatre lapereaux nés d'une lapine commune au pelage de garenne avec poils noirs et d'un mâle argenté gris, deux sujets au pelage gris bleu clair. Ces sujets l'intéressèrent et il entreprit de les fixer pour en obtenir une variété qu'il devait nommer Petit-Gris Suisse afin de distinguer le nouveau venu d'une variété allemande connue sous le nom de Feh de Marbourg. A 7 mois, ces deux sujets furent accouplés. Les produits furent très bons, et l'élevage continué pour améliorer la finesse et la pureté du pelage se poursuivit comme suit : père et fille, fils et mère, frères et sœurs afin de bien fixer cette variété. Notons que cette variation est assez curieuse et différente de toutes celles qui ont donné des lapins de cette teinte, lesquelles sont des mutants de Havane".

Aujourd'hui, les standards décrivent ainsi la couleur du Perl Feh et plus particulièrement le perlé qui est l'une des caractéristiques de cette race : Standard Européen.

Le perlé est provoqué par des jarres dont la coloration gris-souris clair avec des touches plus claires, à l'instar d'une mosaïque, se terminant par une pointe bleue, donnent à la couverture un coloris régulier poivre et sel.

Standard Suisse 1990.

Les poils isolés de couverture ont l'aspect d'une mosaïque, gris-souris clair avec des interférences claires et se terminent par des pointes bleues, de manière à donner au pelage un perlé régulier poivre et sel. Un perlé grenu (riche en grain : marbre grenu) est préféré chez le mâle.

Standard Français FFC 1993

Le perlé, qui constitue la principale caractéristique de coloration, provient de différences dans les pigmentation des zones terminales des poils de couverture, plus particulièrement des poils recteurs. Dans le tiers supérieur de leur longueur, des alternances de zones plus ou moins claires, plus ou moins foncées, déterminent sur la fourrure un reflet gris bleu perlé. Cette coloration recouvre aussi uniformément que possible tout le manteau, la tête, la poitrine ainsi que les pattes sur leur face extérieure et le dessus de la queue.

Georges PATISSIER

 

Caractéristiques essentielles à rechercher :

Poids idéal compris entre 2,500 kg et 3 kg.
Corps assez trapu et épais.
Fourrure très dense et souple.
Couleur fondamentale d'un gris bleuté.
Perlé le plus régulier possible.

perl feh michel gruaz

Perl Feh - photo : Eddy MAYEUR

Petit Bélier

Petit Bélier à manteau gris garenne - Photo : Standard EE

Pays d'origine : Allemagne
Ascendance : Bélier Français et lapins Nains
Importance : Peu répandue

 Club de race officiel : Club des amoureux du bélier anglais et petit bélier

Clicclub3

Historique et généralités.
On attribue la paternité du Petit Bélier à Erhard DIENER et à Johannes GEERDS, en Allemagne. Mais on sait que de nombreux éleveurs se sont investi dans la création de cette race. Leur objectif commun était de réduire les proportions et la masse du Bélier Français sans perdre le type bélier. De nombreux croisements ont ainsi été réalisés avec d'autres races : le Bélier Anglais, le Néo-Zélandais, Hermine et avec le Bélier Nain qui venait d'être créé.

C'est Erhard KIENER de Bischmisheini qui exposa les premiers Petit Bélier à l'exposition locale de sa société en 1957. Puis, il a officiellement présenté sept Petit Bélier gris dans la classe "nouvelles créations" à l'exposition de Sarrebruck en 1960.

Johannes GEERDS de Neumunster, exposa à partir de 1965 les Petit Bélier qu'il a produit, dans différentes expositions.

La race a été reconnue et admise au standard allemand en 1973.

Le Petit Bélier a été reconnu en France et son standard publié dans le recueil des standards FFC 1984.

Jacques CZESCHAN
Bibliographie : Tierwelt N' 34 1989 et 43 1990 DKZ No l 8 1997

 

Caractéristiques essentielles à rechercher :

Poids idéal compris entre 3 kg et 3,400 kg.
Corps trapu, relativement court, aussi large que profond et très musclé - tête très forte et large.
Le chanfrein est fortement busqué.
Couronne bien exprimée par un fort bourrelet basal.
Oreilles portées verticalement sur chaque côté de la tête, leur ouverture est tournée vers la joue.

Petit Bélier blanc - photo HK Verlag Kaninchenzeitung
Petit Bélier rhoen - photo : Eddy MAYEUR

Rhön

Photo : Jean-Jacques MÉNIGOZ

Pays d'origine : Allemagne et Angleterre
Ascendance : unicolore issu de Papillon Rhénan et Chinchilla
Importance : Très peu répandue en France
Race intégrée dans le Standard le 01 février 2003.

 

Historique.

Comme son nom l'indique la race a vu le jour dans le massif de Rhön, situé en Thuringe aux confins de la Hesse et de la Bavière. Le créateur de la race est Karl BECKER et son fils Reiner, éleveurs de Stadtlengsfeld, près de Bad Salzungen.

C'est en 1969 qu'il a commencé les croisements interraciaux, en accouplant un mâle chinchilla avec une femelle de couleur mêlée noire jaune (couleur Japonais), issue d'une nichée de Papillons Rhénans. Par la suite, il semble bien qu'il ait utilisé d'autres races notamment : l'Alaska et le Noir et Blanc dans le but de préserver la couleur noire du dessin.

En 1973, la nouvelle race pouvait être présentée lors de la « Siegerausstellung » à Markkleeberg (ancienne RDA).

En 1981, reconnaissance de la race en RDA. En République Fédérale Allemande, la race est reconnue en 1986.

Le Rhoen est donc une race de combinaison, dont le modèle de coloration est déterminé par le (facteur chinchilla), c ch, associé à celui du (modèle multicolore) e j. L'action du facteur chinchilla a pour effet d'inhiber (masquer) la couleur jaune (phaéomélanine) du modèle de coloration multicolore, qui est alors remplacée par une teinte blanche. Celle-ci constitue la couleur fondamentale de ce modèle de coloration et il est souhaitable qu'elle soit prédominante par rapport aux marques de couleur suie foncée qui constituent le dessin.

Le choix des géniteurs initiaux montre clairement que Karl BECKER n'avait pas l'intention de créer une variété de japonais noir et blanc, mais bien une nouvelle race aussi éloignée que possible du dessin (à damier) de ce dernier. Il est donc important d'en tenir compte lors du jugement.

Les marques suie foncée doivent s'exprimer de telle sorte, sur le fond blanc de la robe, qu'ils forment un dessin comparable à celui du tronc d'un bouleau. Ce n'est certes pas facile à réaliser pour l'éleveur, et assez délicat à apprécier pour le juge, d'autant que la teinte des troncs de bouleau est, elle aussi variable. Il convient donc de faire preuve de beaucoup de doigté.

Ils existe des créations analogues, de ce même modèle de coloration, dans d'autres pays notamment : le Magpie en Angleterre et l'Eksterkonijn aux pays Bas, mais ce sont des variétés de Japonais noir et blanc.

 

Caractéristiques essentielles à rechercher :

Poids idéal compris entre 2,750 kg et 3,150 kg.
Corps court, cylindrique et trapu.
Fourrure très dense.
Couleur blanche dominante.
Dessin d’un tronc de bouleau, sans symétrie, constitué de tâches et de bandes de couleur gris à suie foncée. La ressemblance avec le dessin du Japonais est absolument à éviter.

Rhön - photo : Michel GRUAZ
Rhön - photo : Eddy MAYEUR

Russe

Russe marques noires - photo : Jean-Paul GOLLIN

Pays d'origine : Angleterre
Ascendance : Lapins Argentés
Importance : Très répandue
Standard adopté le 30 décembre 1920 par la Société Française de Cuniculiculture,
et homologué le 17 février 1921 par la Fédération Nationale des Sociétés d'Aviculture de France.


Club de race national officiel : Club des Éleveurs de Lapins à Extrémités Colorées C.E.L.E.C.
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Historique et généralités.

Le lapin Russe est aussi appelé Himalayan dans les pays anglo-saxons ainsi que dans toutes les publications scientifiques. Au 19e siècle, on le trouve mentionné, selon les auteurs, comme lapin Chinois, Africain, Egyptien, lapin de Windsor, lapin d'Anvers, lapin au nez noir. Comme l'a dit M. de HAUTE-CLAIRE : "S'il n' est pas bon chrétien, ce n' est pas faute, comme on le voit, d'avoir reçu force baptême".

L' Encyclopédie des Sciences publiée en 1765 n' en parle pas.

Il n'en est pas davantage question dans le cours d' Agriculture de l'Abbé ROZIER (1809). MARIOT-DIDIEUX (1854) fait état du lapin Blanc de Chine, à poils ras et à yeux rouges, dont "un grand nombre de sujets ont le bout des pattes et le bout du nez noir". Originaire de la Chine, la race aurait été transportée en Russie, puis en Pologne et ailleurs en Europe. L' auteur poursuit en donnant le prix de la peau de ce lapin, soit 1,50 F pièce. C'est celle qui imite le mieux l'Hermine, d'où sa désignation de fausse hermine.

K.W. KNIGHT, dans son célèbre "Book of the Rabbit", à propos d' une lettre parue dans le "Cottage Gardener" en 1857, demandant l'origine des lapins blancs avec le nez, les oreilles, les pattes et la queue noires, semblables à un couple exposé au Crystal Palace et appelé Africains, fournit des explications sur l'origine présumée de ces animaux : Argentés Gris et Noirs croisés entre eux et achetés chez un marchand de Leadenhall Market, ayant donné à différentes reprises dans la descendance des Africains, dont certains revendus au marché précité seraient à l'origine des lapins vus à Londres.

Charles DARWIN, dans sa "Variation des Animaux et des Plantes" revient sur cette histoire, en y ajoutant aux lapins noirs, argentés des chinchillas. "Le résultat de ces croisements compliqués fut des lapins himalayens".

Il rapporte ensuite que M. BARTLETT, au jardin zoologique de Londres, en croisant simplement des Chinchillas avec des gris argentés obtint toujours quelques himalayens. Le grand naturaliste constate de plus que "ces derniers malgré leur brusque origine se reproduisaient en transmettant fidèlement leur type (c'est à dire toutes leurs caractéristiques), à condition qu'on les fasse croiser entre eux". Ce qui est la conséquence évidente du caractère Albinos du Russe. Il est impossible de citer ici toutes les observations faites par DARWIN sur le Russe et sur ses rapports avec l'Argenté, malgré tout l'intérêt qu'elles présentent. Disons seulement qu'avant de décrire l'himalayen appelé aussi Chinois, Polonais ou Russe, DARWIN parle de lapins de Moscou qui "avaient à peu près la coloration des lapins himalayens". Je passe sur les descriptions d'autres auteurs, tels GAYOT, GOBIN, qui n'apportent rien de plus, pour en arriver à Pierre MEGNIN, qui, après avoir cité les observations de Darwin dans son ouvrage " Le lapin et ses Races", conclut : "Il pourrait très bien se faire que le lapin Russe ne fut qu'un Albinos du lapin Argenté". Mon regretté Maître, le Professeur LIENHART, s'était rallié à cette opinion de MEGNIN pour des raisons génétiques.

Eugène MESLAY, tant dans son livre les "Races de lapins" (1900) que dans un article publié en mars 1912 dans son journal "Lapins et Cobayes" et intitulé : Provenance du lapin Russe, se contente de reproduire les opinions des anciens auteurs. Les gravures de ceux-ci, ainsi que les descriptions des caractères du Russe qu'ils font, laissent apparaître que le type d'exposition tel que nous le connaissons aujourd'hui' ne s' est véritablement affirmé que dans le dernier tiers du 19e siècle. Mais en 1900 déjà, certaines photographies montrent que le type et les marques avaient atteint un degré de perfection qui n'a jamais été dépassé depuis.

Pour ce qui est du type proprement dit, deux tendances se sont toujours affrontées, et Eugène MESLAY posait déjà la question suivante en 1900 : Court et potelé ou bien allongé et nerveux ? Se référant à plusieurs publications anglaises, et notamment aux livres de KNIGHT et de RAYSON, l'empereur des lapins fait bien ressortir les divergences d'idées qui animaient la "Fancy" de l' époque.

D' après Ch. RAYSON (1872) la forme dite serpent (snaky) remportait le plus de prix dans les expositions, alors que pour KNIGHT (1881 et 1889) le type court gardait de nombreuses faveurs. Il semble qu'en 1900 l'expression : Bon type allongé (Good snaky type) l'emporte en Angleterre. Aujourd'hui, le type "snaky" reste celui de l'Angleterre et de la Hollande. Le premier standard Français établi par le club des éleveurs de lapins en octobre 1910 demande un type court et potelé. Ce texte fut accepté ensuite par la Société Française de Cuniculture en décembre 1920. On trouve ce même type en Allemagne, et en Suisse, mais dans ce dernier pays la taille est plus importante, en général.

Le standard Français demande donc un corps court et potelé, tout en restant svelte. Harmonieusement arrondi dans toutes ses dimensions, le Russe a une ossature fine et une musculature très serrée, justifiant sa qualité de chair. Il ne doit pas avoir la forme trapue du Hollandais. Poursuivons avec certaines phrases de notre Standard : avant train fermement musclé, ensemble poitrine-épaules bien rempli, croupe pleine et arrondie, râble épais. N'omettons pas de respecter la fourchette des poids en nous souvenant que "pour tirer bon profit du lapin Russe, il faut l'entretenir dans toute sa pureté, avec sa petite taille...", phrase qui date de 1891 !

Les oreilles courtes, effilées, droites et serrées l'une contre l'autre sont très caractéristiques. La fourrure imite l'hermine. Dense, courte et soyeuse dit le standard. Non seulement un Russe "qui a une fourrure trop longue n' a pas l'élégance d' un spécimen à fourrure plus courte" comme le fait observer WOODGATE (the complete Book of the Rabbit), mais cela a des répercussions sur l'expression des marques.

Plus la couleur des marques est intense et plus les délimitations de leurs contours sont nettes, plus le sujet a de valeur. Depuis près d'un siècle, tous les pays sont d' accord sur ce point, et KNIGHT insistait déjà dans son livre (The book of the rabbit) sur des contours réguliers, continus, non déchiquetés, sans dentelure. Par couleur pleine, MESLAY l'entendait entièrement noire, exempte de tout poil blanc, et correctement délimitée.

WOODGATE parle de nuance veloutée, qui situe un noir profond. Le masque de forme ovée entoure complètement le nez, en descendant profondément sur chaque face jusque sous les mâchoires, sans atteindre les yeux, l'expression "boire dans son noir" a été consacrée par les praticiens. Cela est valable pour tous les pays, sauf pour la Suisse qui ne demande qu' une tache ovale, pas trop grande, pas trop large, ne devant pas atteindre la mâchoire inférieure. J.J. LEMARIE me disait toujours que MESLAY était très difficile sur le masque, notamment pour sa descente de chaque côté du nez selon une ligne droite sans échancrure ; la coloration devant faire tout le tour du museau sur une grande surface. Les oreilles sont totalement noires, avec une séparation à la base aussi nette et tranchée que possible.

La queue est également pigmentée.

La couleur des pattes antérieures recouvre toute la première articulation. Celle des pattes postérieures dépasse le jarret. "Quand les pattes antérieures ne montent pas assez hauts, au lieu de bas noirs, nous avons des socquettes. C'est une grave faute" (Fur and Feather,1970).

Tous ceux qui élèvent des Russes savent que non seulement la teinte des marques évolue avec l'âge des sujets, mais qu'elle est d'une extrême instabilité. Disons, très succinctement, que les Russes naissent comme de vrais albinos, c'est-à-dire qu'ils sont roses. Les marques ne se dessinent sur le pelage blanc qu'au bout de quelques mois, pas forcément avec la même rapidité. Il est difficile de dire si un Russe sera bien marqué avant cinq mois et même plus, à moins d'avoir des repaires comparatifs sur des animaux de généalogie contrôlée. Certains sujets prennent plus de temps que d'autres pour colorer leurs extrémités. Ils font souvent de splendides adultes. A partir d'un certain âge, la couleur est à l'affût de l'envahissement dans les zones décolorées. C'est, en résumé, une perpétuelle lutte entre le blanc et le noir, dont les résultats peuvent être différents d'un moment à l'autre.

Le Russe est incontestablement le lapin le plus difficile à obtenir et à maintenir dans un état de coloration souhaitée. La sélection individuelle généalogique ininterrompue, avec une pression de sélection rigoureuse à chaque génération, et sans introduction intempestive d'éléments étrangers comme géniteurs, permet de mieux maîtriser la variation des marques. Cela n'empêche de bien respecter l'âge de la meilleure exhibition de l'animal. Avant et au-delà de cet âge, l'animal est en phase de croissance ou s'il le mérite reste au clapier comme reproducteur. Celui-ci évolue alors constamment dans le sens de l'accentuation des marques. Dans le cas contraire, son potentiel pigmentaire est généralement insuffisant, et il est hasardeux de l'utiliser comme géniteur.

L'élevage du Russe doit se pratiquer sans brusque variation de milieu, ce qui vaut aussi bien pour le logement que pour l'alimentation. On évite ainsi de créer des déséquilibres physiologiques déclenchant des modifications pileuses anormales. L'évolution des marques suit alors normalement le rythme des mues saisonnières, sans qu'il soit nécessaire d'élever les animaux dans des conditions spéciales.

Bibliographie : La France Cunicole (novembre 1973, Jacques ARNOLD)

russe acclimatation illustre 1887

Russe - L'acclimatation illustrée 1887

 

Caractéristiques essentielles à rechercher :

Poids idéal compris entre 2,400 kg et 2,700 kg.
Un corps court harmonieusement arrondi. Le Russe est un petit lapin.
Marques très intenses et nettement délimitées.
Fourrure courte, serrée, fine, suffisamment souple et d' aspect soyeux. La qualité du pelage favorise une très bonne expression des marques.

Russe aux marques noires - vue de face
Russe marques noires - photo : Eddy MAYEUR

Sablé des Vosges

Sablé des Vosges brun - photo : Eddy MAYEUR

Pays d'origine : France

Créateur pour la variété brune  : A. FRITSCH (67 Barr)

Créateur pour la variété bleue  : F. SORG (67 Gunstett)

Ascendance pour la variété brune  : Zibeline, Chamois, Angora

Ascendance pour la variété bleue : Sablé des Vosges brun (dilution de l’eumélanine)

Importance : peu répandue

 

Premier standard homologué en 1963 lors de la publication du recueil édité

par l’Union des Juges d’Aviculture du Bas-Rhin, Haut-Rhin et Moselle

en collaboration avec la Fédération Française de Cuniculiculture.

Variété bleue homologuée le 01 janvier 2018 par la Fédération Française de Cuniculiculture

Club de race national officiel : Club des éleveurs de lapins Sablé des Vosges
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Historique et généralités

D'origine française, c'est un animal de création récente. M. A. FRITSCH, instituteur retraité à Barr (67) et fondateur du Syndicat d'Aviculture de Barr en 1912, est le créateur de cette race.

A. FRITSCH a expliqué qu'étant parmi les premiers éleveurs de Rex, il faisait souvent des croisements et aussi des croisements consanguins pour fixer les caractères conformément aux lois de MENDEL C'est ainsi qu’il croisait des Rex zibeline, des Chamois de Thuringe et des Angora. Il a ainsi obtenu des lapins d'une couleur brune très claire se rapprochant de la teinte des visons pastels. Ces sujets lui ont paru intéressants et il les a conservés, croisés entre eux et, après six ans de travail et de sélection, sa création devenait stable. A. FRITSCH a exposé les premiers Sablés à Barr, Belfort, Metz, Strasbourg. Puis, comme l'exige le règlement, il les a exposé pendant trois ans à Paris et c'est en 1964 que cette race a été homologuée. Le Sablé des Vosges est un animal dont la fourrure est de grande qualité, imitant le vison pâle dit "palomino", c'est-à-dire d'une teinte brun pâle. Il est encore rare en France.

Bibliographie : Les Cahiers du Conservatoire (mars 1981)

 

Caractéristiques essentielles à rechercher :

Poids idéal compris entre 3 kg et 3,400 kg.
Voile sablé (pigmentation plus ou moins accentuée des pointes des poils de couverture) régulier et bien étendu.
Extrémités bien marquées.
Fourrure dense, assez fine et de bonne longueur.
Les oreilles sont portées droites.

Sablé des Vosges brun - photo : Jean-Paul GOLLIN

Variété bleue

Sablé des Vosges bleu - Photo : Fabrice SORG

Sur présentation d'un dossier déposé par Pierre et Fabrice SORG, soutenus par le Club des Éleveurs de Lapins Sablé des Vosges et après deux présentations de 8 sujets lors de  l'exposition nationale de la F.F.C. des 16 - 17 et 18 décembre 2016 à Gueugnon et de la manifestation de Metz des 25 au 29 octobre 2017 (en accord avec la procédure d'homologation adaptée), la variété bleue est homologuée par la Commission des Standards de la Fédération Française de Cuniculiculture. A partir du 1er janvier 2018, cette variété est jugée en exposition.

sabl des vosges bleu jr schmitt

Sablé des Vosges bleu - photo : Jean-Ralph SCHMITT

Zibeline / Martre

Zibeline / Martre bleu - photo HK Verlag Kaninchenzeitung

Pays d'origine : France et Angleterre
Créateur : F. FRAINEAU (16 Cognac)
Ascendance : Chinchilla et Angora albinos
Importance : peu répandue


Club de race national officiel : Club des Éleveurs de Lapins à Extrémités Colorées (C.E.L.E.C)
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Le lapin Zibeline a été créé en France par M. FRAINEAU de Cognac, en 1919. En croisant une femelle Angora blanc avec un mâle Chinchilla, il obtint une portée très hétéroclite dont un lapereau né gris perle. La couleur de ce lapereau s' assombrit peu à peu et ne tarda pas à se distinguer des autres. Vers 5/6 mois, son aspect n' avait plus rien du lapin : il ressemblait plutôt à une fouine foncée ou à une martre.

M. FRAINEAU réacoupla les deux parents ensemble et ils donnèrent une deuxième portée tout aussi hétéroclite et comportant un lapereau identique au précédent. Les deux lapins semblables, mâle et femelle, accouplés entre eux donnèrent une portée hétéroclite comportant un ou deux lapins semblables aux parents.

En continuant de la sorte, M. FRAINEAU réussit à créer la race Zibeline. Mais, même actuellement, ce lapin ne se reproduit pas au point de vue couleur d' une façon constante.

Lorsqu'on croise deux Zibeline, on obtient des Zibelines types, des Zibelines clairs, des Zibelines foncés, des Albinos et des Russe. Donc, d'un point de vue strict, le Zibeline ne formerait pas une race pure.

D'autres pays revendiquent l'origine du lapin Zibeline : l'Angleterre, l'Allemagne, les USA. Les Anglais précisent qu'en 1923, IRWING, de Freshield, présenta ses premiers Siamese Rabbits, race de lapins qui ressemble énormément au Zibeline Français mais dans une teinte plus claire. A la même époque, en Californie, M.O. BROCK présente des Américan Sablés. En 1924, l'éleveur allemand THOMSEN, de Hambourg Stellingen, présente à son tour un lapin Zibeline auquel il donna le nom de lapin Martre et qui serait issu du croisement Bleu de Vienne, Lièvre Belge, Chamois de Thuringe et Chinchilla importé de France.

Ces croisements démontrent que le ou les créateurs ne se sont pas fixés de but précis, que ce soit en conformation, en type et encore moins en couleur. Le Zibeline doit donc être considéré comme une race de hasard. Aussi a-t' il eu et a-t' il encore beaucoup de mal à s'épanouir en France et hors de nos frontières.

Cette race porte le nom d'un animal sauvage, la zibeline, qui est une martre. La fourrure de ces lapins doit être semblable à celle de la zibeline, c' est-à-dire de couleur brune, le dos et les extrémités du corps (tête, oreilles, queue) étant plus foncés que le ventre et les flancs. C'est cette fourrure qui constitue le principal attrait de ces lapins car elle peut servir pour les imitations de fourrures de martre.

Bibliographie : Les Cahiers du Conservatoire (mars 1981).

 

Caractéristiques essentielles à rechercher :

Poids idéal compris entre 3 kg et 3,400 kg.
Un bon dégradé régulier avec des extrémités bien marquées.
La fourrure doit être très dense, bien collée au corps, fine et de longueur moyenne.

zibeline brun eddy mayeur

Zibeline / Martre brun - photo : Eddy MAYEUR