LE BLANC DE VENDÉE

L’HISTOIRE ET SES MÉANDRES

Voir également le descriptif dans : Categorie les races moyennes

            Pour commencer notre étude sur l’histoire du BLANC DE VENDEE nous reproduisons un article  sur cette race publié dans le numéro extraordinaire du 15 avril 1923 « Tous les lapins de bon rapport » de la revue « Vie à la Campagne ». Dans ce numéro spécial avaient collaboré à la rédaction des articles : Mlle Lemarié, M. Caucurte, Chaponnaud, Desreumeaux, Dulon, Leduc, Leroy, Meslay, Montmagny.
"Rustique de chair très fine et fournissant une belle peau, cette race est d’élevage facile.
            Le lapin Blanc de Vendée se présente comme une race de réelle valeur : il est rustique, prolifique, et sa fourrure est remarquable ; M. Meslay, si compétent et si difficile à la fois, considère que c’est la seule race nouvelle qui échappe à sa critique, au point de vue sportif.
Depuis plusieurs années, l’obtenteur de cette race cherchait à créer un lapin à poil ras, de couleur blanche, dont la peau pût fournir une fourrure qui, par sa qualité, arriverait à supplanter celle du polonais et lui fût supérieure de par sa grandeur. Le hasard le servit.
Alors que les spécialistes estiment que cette race serait une amélioration, par sélection, du lapin blanc que l’on rencontre dans l’ouest de la France, Mme Douillard affirme que le Blanc de Vendée est issu d’un mariage de Bleus de Beveren pure race. Dans une nichée bleue se trouvait un couple entièrement blanc, à poil ras ; Mme Douillard, le trouvant remarquable et jugeant qu’il pouvait constituer les éléments qu’elle recherchait, fit reproduire et sélectionner ce couple et sa descendance pendant 5 ou6 générations ; elle n’eut que des sujets blancs (pas un bleu). Elle considéra alors que cette race était bien fixée.
 
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Blanc de Vendée – Photographies Vie à la Campagne avril 1923
Femelle âgée de 14 mois, pesant 4,5 kg et mesurant 76 cm de longueur.
Mâle pesant 4,6 kg et mesurant 81 cm de longueur à M. P. d’Espezel.
 
Caractères essentiels.
Le Blanc de Vendée est un lapin de bonne taille, mais de forme élégante avec sa fourrure d’un blanc de neige que Mme Douillard déclare être unique comme vigueur, toujours en mouvement dans sa case.
Apparence générale : aspect assez semblable à celui du lapin Géant des Flandres, mais de forme moins massive, plus élancé, plus svelte.  Il ne présente pas non plus la forme en mandoline du Beveren ;
Tête : large, forte, bien proportionnée au corps.
Œil : grand, rose.
Oreilles : bien plantées, droites, assez longues, extrémité légèrement pointue.
Pattes : moyennes, bien d’aplomb.
Dos : large, râblé.
Croupe : arrondie.
Queue : droite.
Poil : demi-long, brillant.
Couleur : blanc d’hermine absolument pur.
Poids : 4 kg à 4.500 kg.
Défauts. Oreilles tombantes – pattes torses – couleur jaune – poils longs.
Échelle des points (proposée) : Couleur immaculée de la robe, 50 – Poil, 15 – Poids, 10 – Oreilles, 5 – Œil, 5 – Condition, 15 – Total, 100.
 
 Aptitudes productrices : Chair. Le lapin Blanc de Vendée a une chair d’une grande finesse. A 5 ou 6 mois, vous pouvez le consommer, même à 3 mois, puisqu’un sujet de cet âge bien venu peut arriver à peser 2.500 kg.
Fourrure. Sa fourrure est superbe et d’excellente qualité ; Mme Douillard nous a affirmé qu’un fourreur a estimé à 25 fr. la peau d’un sujet, apprêtée par un spécialiste, et lui a reconnu de la valeur. La longueur du poil est à peu près celle du Beveren, mais il est beaucoup plus fourni chez le Blanc de Vendée. La fourrure imite le Renard blanc et l’Hermine, avec l’avantage d’avoir une peau beaucoup plus grande que cette dernière. Le même fourreur estime qu’il faut s’efforcer d’obtenir la quantité pour acquérir le maximum comme prix, par élevage de Printemps et d’Été, en sacrifiant ces lapins dès qu’ils sont adultes (7 à 8 mois) et durant la période d’Hiver, de Novembre à Avril, la fourrure d’Été ayant peu de valeur comme toutes celles de lapins d’ailleurs.
Prix des reproducteurs. Mâle et Femelle, 2ème prix : 85 fr. – Femelle 1er  prix : 150 fr..
 
Conduite de l’élevage.
Logement. Cette race, facile à élever, s’accommode bien du local qu’on lui octroie : dans une remise, sous un hangar, dans des loges couvertes par une toiture en chaume. Toutefois, comme pour toutes les races à fourrure blanche ou de tonalité délicate, évitez toujours le grand soleil, afin de conserver intacte la nuance blanche qui, dans le cas contraire, à tendance à jaunir. Par exemple, si les niches se trouvent en plein air, complétez-les d’un petit rideau, toile ou paillasson, qui couvre la porte grillagée, afin de garantir les lapins du soleil, du vent et du froid. Les cases de 1m. sont suffisantes pour les mères qui ont des petits. A l’âge de 2 mois transportez-les dans des cases plus grandes : 2 m. au moins et, vers 5 ou 6 mois, séparez-les et donnez-leur des cases plus petites de 55 à 60 cm.
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Vue partielle de l'élevage de Mme DOUILLARD (photographie "Vie à la Campagne" avril 1924)
au premier plan un lapin Angora
           
Le Blanc de Vendée serait plus facile à élever que les sujets de race ordinaire ; il n’est jamais malade pourvu que sa litière et sa case soient tenues très proprement ; du reste, la fourrure y gagne en  beauté et la chair est meilleure aussi.
            Reproducteurs. Comme mâle reproducteur, choisissez toujours le plus vigoureux, la femelle plus douce ; mais il est à remarquer que, dans la race de Vendée, les femelles sont toutes vigoureuses et très bonne mères. Si vous voulez réussir dans la reproduction, tenez les sujets un peu maigres : il est impossible de réussir avec des sujets trop gras. Ils doivent peser en bonne chair de 4 kg. 0 4.500 kg. au maximum. Ne faites pas reproduire les femelles trop jeunes, car elles restent toujours moins fortes de taille, et les petits naissent moins beaux et moins vigoureux. Attendez qu’elles aient 7 à 8 mois au moins. Les Blancs de Vendée sont prolifiques et rustiques, de caractères doux, s’apprivoisant bien. Chaque portée donne en moyenne 5 ou 6 petits, et c’est suffisant pour une mère ; quand vous désirez de très beaux sujets, destinés à faire des reproducteurs fameux, laissez-lui 2 ou 3 petits seulement.
            Sélection. Mme Douillard  choisit invariablement les plus gros et les plus beaux sujets ayant les oreilles bien droites et le poil ras. Avec une sérieuse sélection, dit-elle, vous produirez toujours de plus beaux sujets comme taille et comme force.
Ainsi, lorsqu’une lapine a beaucoup de jeunes, elle sacrifie les plus petits et réserve les plus gros. Procédez ainsi si vous voulez conserver une nichée trop nombreuse. Mettez au mâle plusieurs femelles le même jour ou le lendemain ; ainsi vous pourrez égaliser les portées en donnant les petits trop nombreux à celles des mères qui n’en ont qu’un nombre restreint. Opérez cette substitution en dehors des regards des mères, car elles n’aiment pas que l’on touche à leur progéniture. Procédez-y le 1er ou le 2e jour de la naissance des jeunes, autrement la mère pourrait tuer les petits. Retirez-les leurs cases respectives et portez-les dans d’autres. Quand vous avez terminé, remettez mères dans leur case et donnez-leur à manger.
Bien que l’éleveur n’ait jamais constaté un seul Bleu dans les nichées, il se trouve quelquefois un ou deux sujets à poils plus longs, quoique très jolis. Mme Douillard ne les fait pas reproduire, la race étant à poil ras, mais il y aurait, peut-être, dans ces sujets, le point de repère d’une variété à poils relativement longs, moins veules que ceux de l’Angora pour l’imitation  du Renard Blanc. Il serait vraiment  intéressant de procéder à quelques essais dans ce sens. Variez le plus possible la nourriture ; vos sujets prennent ainsi plus de force, en même temps que la qualité de la chair s’en trouve améliorée."
 
Commentaires.
Reprenons la description  faite de l’apparence générale : "aspect assez semblable à celui du lapin Géant des Flandres, mais de forme moins massive, plus élancé, plus svelte.  Il ne présente pas non plus la forme en mandoline du Beveren."
A l’époque le poids minimum du Géant des Flandres était de 5 kg. Quant au choix d’éviter la forme dite mandoline, on peut se demander si ce n’était pas là l’expression de la volonté de Mme Douillard de gommer l’incidence du Bleu de Beveren.
 
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Femelle Blanc de Vendée et ses petits à Mme Douillard –Photographie Vie à la Campagne 1923
Même si Mme Douillard voulait effacer la forme mandoline du Beveren, l’arc dorsale est bien présent.
 
Reprenons l’étude des anciens écrits.
Dans son livre « LES LAPINS A FOURRURES » de 1927, J-J. Dybowsky reprend quelques notes au sujet de la création du Blanc de Vendée, communiquées par M. Poëy d’Avant qui a repris l’élevage de sa tante Mme Douillard, après le décès de celle-ci. Nous citons ici les passages qui constituent des éléments un peu nouveaux par rapport au long texte proposé par « Vie à la Campagne ».
"Sélection. – La sélection du lapin Blanc de Vendée devra plus spécialement porter sur les points suivants : le poids, qui constitue un des avantages de ce lapin ; la qualité de la fourrure : rejeter tout sujet à poil trop court, laineux, mat. Ne pas oublier que le Blanc de Vendée est un descendant de Bleus de Beveren. IL doit donc en avoir les qualités de poil. Le Blanc de Vendée n’est pas un géant, il n’en a pas le poids ; il n’en a non plus ni la forme allongée cylindrique, ni les oreilles ouvertes en cuiller.
Avantages. – De chair délicieuse, d’une grande finesse, le Blanc de Vendée donne une superbe fourrure et d’excellente qualité, très … Cette race facile à élever …, pourvu bien entendu que les animaux ne soient pas constamment dans l’humidité ou exposés à la pluie. Elle ne demande aucun soin plus spécial que les autres races. D’une vigueur remarquable, c’est la race de tout repos, rapportant bien par sa chaire par sa fourrure. Différents éleveurs de lapins Blanc de Vendée nous ont vanté sa prolificité, et surtout sa croissance rapide.…"
 
            Commentaires. 4 – 5 ans plus tard le Blanc de Vendée est mieux différencié par rapport au Géant, et son origine par rapport au Bleu de Beveren est plus nettement citée. Il faut cependant savoir qu’à cette même période la fourrure du Bleu de Beveren était sélectionnée sur la base des critères suivants : "Poil long soyeux, brillant et lustré – bourre épaisse." Mme Douillard  voulait des sujets à poil ras. Nous sommes confrontés là aux aléas des orientations de sélection.
Pour fermer la petite parenthèse sur le pelage du lapin Bleu de Beveren nous rappellerons qu’aujourd’hui le Standard belge demande une fourrure assez courte (longueur environ 25 mm), dense, lustré avec une structure fine.
            Dans les Cahiers du Conservatoire parus le 01 février 1983, Jacques Arnold rappelle les trois hypothèses quant aux moyens d’obtention de cette race de lapin : 
"La créatrice, Mme Douillard, aurait trouvée dans une nichée de Bleu de Beveren un couple de lapins blancs ; donc le Blanc de vendée serait d’après cette hypothèse un albinos de Beveren, ce qui semble difficile à admettre vu que l’albinisme est un phénomène assez rare.
Il serait tout simplement dû à la sélection du lapin blanc commun.
Il serait issu du croisement de Beveren et d’Angora ; c’est cette hypothèse qui a été retenue comme vraie par les standards officiels. Mme Douillard conseillait aux nouveaux éleveurs de ne garder que des animaux à poils ras ; il y en aurait à poils longs ce qui plaide en faveur de cette hypothèse."
Jacques Arnold conclut en ces termes : "Cet exemple montre combien il est difficile de connaître avec précision l’origine d’une race, même quand celle-ci est de création assez récente et que le créateur est connu. Quoiqu’il en soit, le Blanc de Vendée est un lapin de valeur, tant pour la chair que pour la fourrure."
 
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 Lapins Angoras à Mme DOUILLARD – l’annotation 1 prix est de sa main
 
Janvier 1927 – Jardins et Basses-cours M. Dulon, créateur du lapin Blanc du Bouscat, écrivait à propos du Blanc de Vendée :
"Tête : longue, large, aux bajoues allant en diminuant vers le crâne, qui est quasi étroit. Oreilles : plus courtes que celles du Bouscat, minces, d’une transparence rosée, non velues, droites, très rapprochées, presque pointues. Fanon : aucun. Poids : 4 kg. En moyenne avec un maximum de 4.500 kg."
 
Le premier Standard du Lapin Blanc de Vendée. Pour clore ce passage  sur l’histoire de la création du Blanc de Vendée nous portons à votre connaissance le Standard d’origine de cette race.
"M. René Sauton, président de la Société Française de Cuniculiculture, a élaboré le standard du lapin Blanc de Vendée, en utilisant les notes de Mme veuve Douillard, créatrice de la race.
Ce standard a été adopté par la Commission des standards et le Conseil de la S.F.C. après discussion et quelques modifications de détails dans sa séance du 9 novembre 1924.

Apparence générale. – Forme allongée, robuste, sans être trop massive, la croupe arrondie.
Couleur. – Blanc absolument pur.
Poil. – Mi-long, brillant.
Tête. – Forte, longue et légèrement busquée.
Yeux. –Grands, roses.
Oreilles. – Assez longues, bien plantées, droites, extrémités légèrement pointues.
Pattes. – Moyennes, bien d’aplomb.
Queue. – Droite.
Poids moyen. – 4 kilos.

Défauts
Oreilles tombantes ou mal plantées.
Pattes et queue torses.
Tête trop large.
Couleur autre que blanc pur.

 

                        Echelle de points

 Apparence générale et couleur  30 
 Poil 20
Poids 15
 Oreilles 15
Yeux   5
Condition 15
  100 points 

                                                                                                                                                                                                           

Ce texte est revu en 1928 par le Club du Blanc de Vendée et la Commission technique de la Société Française de Cuniculiculture. En gras les évolutions à mettre en avant.
Forme : Allongée, sans être massive, la croupe arrondie, cuisse très développée, formant saillie.
Poids : 3 à 4 kilos. Maximum 4 kilos.
Tête : Longue et mince, large aux bajoues, allant en diminuant vers le crâne, légèrement busquée.
Oreilles : Assez longues, 14 cm maximum, bien plantées, droites, transparentes, extrémités légèrement pointues.
Œil : Grand, rose.
Fanon : Nul chez le mêle et chez la femelle.
Pattes : Moyennes, bien d’aplomb.
Queue : Droite, collée au corps.
Poil : Demi-long, fin, brillant, très serré, à bourre épaisse.
Couleur : Blanc hermine absolument pur.
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 Blanc de Vendée illustrant le Standard revu en 1928 
 
LE STANDARD ACTUEL
 
Nous n’allons pas reprendre ici l’intégralité du texte du standard en vigueur. Nous vous invitons à vous reporter au recueil des standards. Nous reprenons les caractéristiques essentielles de cette belle race.
Le Blanc de Vendée est classé dans les races moyennes. Son poids minimum est de 3 kg et maximum de 4,350 kg. L’idéal se situant entre 3.5 kg et 4 kg.
Le type : arrière-train particulièrement développé tant en hauteur qu’en largeur par rapport à l’avant-train. Cette conformation lui donne un aspect conique.
 
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A remarquer la forme conique – la saillie des cuisses  - la croupe bien ronde -  les oreilles bien serréesse terminant en pointe
– Photographie J. Léger -
 
La ligne dorsale présente un arc particulièrement prononcé qui lui confère la forme caractéristique dite de mandoline renversée.
Croupe large, pleine, dont l’arrondi laisse apparaître les cuisses faisant saillie.
Tête : Surtout élargie en son milieu avec des bajoues prononcées. Elle se rétrécit à ses deux extrémités, ce qui lui donne une apparence assez longue, même chez le mâle.
Oreilles : Bien serrées à la base, de texture fine elles se terminent un peu en pointe. Leur longueur est comprise entre 11,5 et 13,5 cm.
Fourrure : Souple et très serrée elle est relativement courte. Les poils recteurs sont peu apparents.
Couleur : Nuance blanc d’hermine, très pure.
 
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Bon type - Forme mandoline renversée bien présente – Photographie J. Léger
 
J’apporterais un commentaire sur la fourrure et notamment sur une information qui n’apparaît plus sur le texte du standard actuel à propos de sa finesse.
Tout d’abord, intéressons-nous aux standards successifs qui ont été  publiés depuis la création de la race.
Le premier standard, adopté le 09 novembre 1924, ne précise rien quant-à la finesse du poil. Dès 1928 le poil est qualifié de fin. Les standards de 1936 et 1948 reprennent ce terme. Dans l’édition de 1958 il est mentionné poil très fin. Les publications de 1963 et 1972 ne parlent plus de poil fin, mais précisent que les poils de soutien sont peu épais. Les standards de 1984, 1987, 1993 et 2000 n’apportent plus aucune indication sur le poil, sauf au niveau de la liste des défauts graves « fourrure rêche ».
Lors des expertises en exposition, à mon goût pas assez souvent, force est de constater que le lapin Blanc de Vendée présente une fourrure pour le moins assez fine. Ceci d’ailleurs lui confère un attrait supplémentaire. Les différentes discussions que j’ai eues avec des éleveurs confirment que la fourrure du Blanc de Vendée est assez fine.
Voilà un point qui doit être abordé par la Commission technique et des standards de la F.F.C.
            Pour compléter ce passage nous relèverons ici les défauts fréquemment rencontrés. Dans la mesure du possible il faut écarter de la reproduction les sujets possédant ces défauts :
                                    Conformation typique pas assez exprimée
                                    Développement musculaire insuffisant – os de la croupe faisant saillie
                                    Tête pas assez longue
                                    Fourrure un peu trop longue – pas assez dense – poils recteurs trop apparents
 
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Le lapin de gauche présente des poils recteurs un peu moins apparents – Photographie J. Léger
 
ELEVAGE
         L’élevage du lapin Blanc de Vendée ne présente pas de difficultés particulières. Aujourd’hui, le cheptel est malheureusement si réduit, que le problème le plus important est de trouver des reproducteurs de bon niveau.
L’avenir de cette race repose en grande partie sur l’activité du jeune Club des Éleveurs "Lapin Blanc de Vendée". Le responsable est Joël LEGER, un véritable défenseur de cette race si particulière. Les coordonnées du Club et de son responsable vous sont fournies à la fin de cet article.
Si le lapin Blanc de Vendée vous intéresse, n’hésitez surtout pas et contactez l’animateur du Club.
             Le chapitre sur le standard actuel nous a permis de mettre en avant les caractéristiques essentielles à rechercher et les défauts fréquemment rencontrés, nous ne reviendrons pas sur ces éléments. Nous mentionnerons ici des observations  rapportées par des éleveurs de Blanc de Vendée.
            En termes de qualité :
Assez rustique – calme – bonne prolificité - qualité laitière remarquable – croissance rapide des jeunes.
            En termes de défaut :
                        Tendance à grossir – viande souvent grasse – muscles pas assez  fermes.
Dans le choix des reproducteurs, il faut éviter les sujets se positionnant dans le haut de la fourchette de poids.
Être également attentif à la longueur de la fourrure. Un pelage assez court a aussi une incidence naturelle sur la dimension des poils de soutien.
 
LES RACES PROCHES
         La race la plus proche est sans conteste le lapin  belge, Beveren. Les variétés reconnues par le standard belge 2010 sont le bleu, noir, blanc aux yeux rouges et blanc aux yeux bleus. Je rappelle que c’est le Beveren Bleu qui a été utilisé lors de la création du Blanc de Vendée.
Un comparatif des standards belge et français laisse apparaître que très peu de différence entre ces deux races. Nous les mentionnons ci-après :
            Aspect général – Le corps du Blanc de Vendée est un peu plus long que celui du Beveren.
            Poids – maximum 4 kg pour le Beveren et 4.350 kg pour le Blanc de Vendée.
            Tête – Bajoues peut-être un peu plus accentuées chez le Blanc de Vendée.
Oreilles – Beveren entre 11 et 12.5 cm, 11.5 à 13.5 cm pour le Blanc de Vendée.
Fourrure – Le standard du Beveren n’apporte aucune information sur les poils de soutien.
Couleur – Le Blanc de Vendée est admis uniquement en blanc. Le Beveren est reconnu en quatre variétés.
 
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Bleu de Beveren – Standard français 2000 – photographie Eddy de Permentier
 
Voilà pour le Beveren, c’est somme toute une race très proche du Blanc de Vendée. Nous poursuivrons par une autre race belge, le Blanc de Termonde. Les différences avec le Blanc de Vendée sont beaucoup plus marquées. Nous les mettons en avant ci-dessous :
            Aspect général : Le corps est plus long que le Blanc de Vendée – l’aspect conique est moins marqué -
            L’arc dorsal est un peu moins présent.
Poids : Mâle, minimum 4kg, maximum 5 kg, idéal 4.5 kg – Femelle, minimum 4 kg, maximum 5.5 kg, idéal 4.750 kg.
Oreilles : Texture plus forte que le Blanc de Vendée et le sommet est légèrement arrondi. Longueur de 13.5 à 15 cm.
Fourrure : Longueur assez longue – poils de soutien bien apparents.
 
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Blanc de Termonde – Photographie P. Ginfray
 CONCLUSION
 Espérons que l'article sur le Blanc de Vendée donne un regain d'intérêt pour cette belle race.
Pourquoi vouloir absolument élever des races et variétés nouvelles, alors que nos bonnes vieilles races se font de plus en plus rares dans les expositions ?
 N'hésitez pas à rejoindre les rangs du Club du Blanc de Vendée. Les coordonnées du responsable sont ci-dessous.
                                          MENIGOZ Jean-Jacques -  Juge officiel – Membre de la Commission Technique et des Standards
 
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http://blancde85.e-monsite.com
Délégué : Robert BOUDEAU
Le Gué Jourdain 85640 MOUCHAMPS
06 70 03 27 95    Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 
 
BIBLIOGRAPHIE
- Vie à la Campagne – Numéro extraordinaire – Tous les lapins de bon rapport du 15 avril 1923
- Vie à la Campagne – avril 1924
- Jardins et Basses-cours – janvier 1927
- Standards – Société Française de Cuniculiculture – 1927
- Standards d’animaux de Basse-cour, Tome1 LAPINS – Fédération des Syndicats d’Aviculture du Bas-Rhin, Haut-Rhin et de la Moselle – 1936
- Standard pour l’appréciation des lapins de races – Fédération des Syndicats d’Aviculture du Haut-Rhin, Bas-Rhin et de la Moselle – 1948
- Standards des lapins de races - Fédération des Syndicats d’Aviculture du Haut-Rhin, Bas-Rhin et de la Moselle – 1958
- Standards officiels des lapins de race - Union des Juges d’Aviculture du Bas-Rhin, Haut-Rhin et de la Moselle - 1963
- Standards officiels des lapins de race – Union des Juges d’Aviculture du Bas-Rhin, Haut-Rhin et de la Moselle – 1972
- Standards officiels des lapins de race – S.C.A.F. et F.F.C. – 1984
- Standards officiels des lapins de race – S.C.A.F. et F.F.C. – 1987
- Standards officiels des lapins de race – Fédération Française de Cuniculiculture – 1993
- Les lapins de race – Fédération Française de Cuniculiculture - 2000
- Standard belge lapins – Vlaams Interprovinciaal Verbond van Fokkers van Neerhofdieren vzw - 2010