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Les Races Races moyennes Blanc de Hotot

Blanc de Hotot

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blanc de hotot amiens 2016 - p. ginfray.jpg - 818.00 Kb

Blanc de Hotot - Photo : Philippe GINFRAY

Pays d'origine : France (Normandie)
Créatrice : Mme BERNHARD (14 Hotot-en-Auge)
Ascendance : Lapins tachetés
Importance : Peu répandue
Standard adopté le 13 octobre 1922 par la Société Française de Cuniculiculture.


Club de race national officiel :Club pour la Sauvegarde des Races Avi-cunicoles Normandes
Président : M. Bruno LOMENEDE
156, route du Four à Pain    76750 BOSC-ROGER SUR BUCHY

Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. http://attribut.dp.free.fr/index.php

A voir : Ouvrage spécial Hotot

Historique et généralités
Depuis longtemps, il existe dans les campagnes des lapins blancs dont le tour des yeux est plus ou moins marqué d’un cercle de couleur, et possédant sur le corps, parfois, quelques taches. L’iris de l’œil de tels lapins est entièrement coloré ou partiellement dépigmenté. Tous ces lapins sont des panachés ou tachetés à dépigmentation déjà très accentuée.

Le Blanc de Hotot n’est qu’un degré d’expression de cette panachure au même titre que le Husumer, dont il a été question avec le Blanc de Vienne, que le Chaplin rencontré dans les élevages de Papillon, ou que le lapin à lunette des campagnes de l’ouest. Le lapin de la Rochelle qui nous est décrit par le Professeur CORNEVIN dans son traité de zootechnie, comme lapin blanc aux yeux noirs, en est un autre exemple.

Mme BERNHARD, châtelaine du Calvados, qui possédait un grand élevage de lapins Géants et de Papillons, avec plusieurs centaines de cages au début du XXe siècle, était alors désireuse de créer un lapin blanc aux yeux noirs. Elle entreprit tout d'abord des croisements entre lapins Papillons et différentes autres races de lapins blancs : Géant Blanc, Blanc de Vienne, etc. Ces croisements ne donnèrent pas grand résultat si ce n’est des descendants tachetés, agoutis ou panachés par plaque. C’est alors que sur les conseils de J . LEMARIÉ, qui entreprenait à l’époque la création de son Grand Russe sans apport de races étrangères, et par hérédité directe croisée dans la race, terme consacré de cette époque, Mme BERNHARD se résolut à travailler avec les seuls Papillons (Français) en ne conservant dans les portées que les sujets les plus décolorés.

D’après J. LEMARIÉ qui m’a longuement raconté les étapes de cette création, ce travail fut long, et ceci d’autant plus que les disjonctions héréditaires provoquaient d’importantes oscillations dans l’expression des marques, ce qui s’explique aisément dans ce genre d’hérédité polymérique, et du fait même que l’accouplement en famille ne s’accomplit avec des effets positifs que lorsque la parenté génétique se concrétise. Mme BERNHARD cherchait au hasard des expositions les sujets les moins marqués pour les introduire dans son clapier expérimental. Cela partait d’une saine logique du point de vue aspect extérieur, mais retardait, par l’introduction de génotypes inconnus, la tendance vers la décoloration. On peut s’imaginer aujourd’hui du travail accompli et des nombreux accouplements qui permirent d’aboutir au Hotot tel que nous le connaissons de nos jours.

Les étapes de la décoloration passèrent par l’évanouissement des taches des flancs, l’attaque du Papillon avec le stade Chaplin. Les oreilles et la raie dorsale demeurant des lieux de forte résistance, malgré la scission rapide la raie. J. LEMARIÉ me disait que la dernière marque du corps subsistant avec force à côté du tour des yeux était la tache plus ou moins étendue sur la queue. Mme BERNHARD entreprit ensuite la décoloration du tour de l’œil avec plus ou moins de succès. Durant plusieurs années la châtelaine de Hotot-en-Auge, ne vendit pas de sujets, tant les portées étaient hétérogènes avec apparition de lapins tachetés. Ceci alla en s’estompant sans jamais disparaître, ce qu’a confirmé F. JOPPICH, qui a été, à partir des années 1930 un grand éleveur de cette race.

A ses débuts (jusqu’à la Grande Guerre), ce lapin n’était pas connu sous son nom actuel. Dans son journal Eugène MESLAY parle du Géant blanc aux yeux noirs de Mme BERNHARD. En 1920, la race est exposée à Paris sous le nom de Géant Blanc de Hotot. Ce n’est qu’à partir de 1923 que le Blanc de Hotot fait son apparition. Le standard établi par la créatrice fut accepté par la commission des standards de la S.F.C, le 13 octobre 1922. A noter que dans ce texte, il n’était pas question de bandes noires autour des yeux, mais de cils noirs et de paupières inférieures colorées de gris plus ou moins fauve.

Les expositions de Paris de 1923 à 1930 comportèrent environ dix sujets. Le maximum fut enregistré en 1927 avec quinze Hotot. De 1930 à la deuxième guerre mondiale, la race s’étiole dans notre pays.

C’est en Suisse où il fut introduit en 1927 que ce lapin trouva la meilleure audience, et Berne ainsi que sa région ont été depuis longtemps la "haute citadelle" de la race. En Allemagne, F. JOPPICH éleva sur une grande échelle le Hotot dont il apprécia particulièrement la fertilité et l’aptitude à produire de la viande. Mais c’est grâce au Docteur KISSNER que depuis 1960 le Hotot s’est répandu quelque peu en Allemagne Fédérale. A Stuttgart en 1970, il y avait 62 Blanc de Hotot.

En Hollande, le Hotot a été recréé par l’expert bien connu, L. HAMAKER de Haarlem, à partir de Lorrains et de Papillons Anglais légèrement marqués, par des accouplements dits de "décoloration." L’intérêt de ce travail qui fut explicité par l’auteur dans la revue Hollandaise "L’Éleveur de lapins" du 31/05/1955, est qu’il confirma la méthode poursuivie au début du siècle par Mme BERNHARD. F. JOPPICH, qui fut des années durant l’un des rares éleveurs de Hotot en Allemagne, et qui a particulièrement étudié la race, a rendu un bel hommage au travail de Mme BERNHARD.

Nous avons signalé plus haut les différences existant entre le premier standard Français et l’actuel qui part d’une situation Européenne généralisée, concernant la teinte du tour de l’œil. C’est que Mme BERNHARD était arrivée volontairement à éliminer presque complètement le tour de l’œil coloré chez de nombreux sujets. D’après ce que m’en a dit J. LEMARIÉ, l’obtentrice tenait beaucoup à se débarrasser des lunettes, ce qui lui procurait beaucoup de difficultés alors. Dans son livre "La cuniculture illustrée" , l’auteur Belge, W. COLLIER, citant le standard de l’époque, fait une remarque intéressante : "Nous avons vu des sujets primés, dont les cils et paupières formaient une lunette noirâtre."  C’est qu’en fait cette lunette réapparaissait fréquemment, et les Suisses l’ont très vite admise. Aujourd’hui le Hotot Européen est un lapin à lunettes, ce qui l’a fait comparer par certains au Royal Normand, aujourd’hui disparu.

La France CUNICULICOLE Bulletin officiel Novembre 1973 J.ARNOLD

Lapin Blanc de Hotot Standard 2000

Caractéristiques à rechercher

Poids idéal compris entre 4 kg et 4,750 kg.
Corps robuste et bien arrondi. Ligne dorsale légèrement bombée.
Musculature compacte, les régions fessières et les cuisses sont bien remplies.
Les oreilles sont assez épaisses.
Fourrure consistante, dense et brillante avec des poils recteurs assez nombreux
et bien apparents pour faire ressortir le reflet givré.
Couleur blanc de neige avec la brillance du givre.
Les yeux ont un iris de couleur brun noirâtre. Les paupières et les cils sont noirâtre.
Lunettes régulières et larges de 3 à 5 mm.

Lire aussi : Le Blanc de Hotot par Jacques ARNOLD Texte original tiré du numéro spécial de la France Cuniculicole de 1973.

 

 

 

 


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