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La mue et ses particularités

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La mue et ses particularités    Jean-Jacques MÉNIGOZ (septembre 2011)

Nous avons récemment rédigé un article sur le phénomène de mue chez le lapin. Dans nos propos nous sommes restés assez généraliste, ceci dans le but de faciliter l’approche des périodes naturelles de mue.

Nous allons aborder maintenant certaines particularités et essayer de les comprendre. L’intérêt de cet article nous est venu après avoir échangé, suite à l’article sur la mue, avec notre collègue juge et ami Suisse, Michel GRUAZ. Nous avons partagé nos expériences sur des « anomalies » rencontrées pendant l’exercice de nos activités d’évaluation des lapins.

Débutons par un constat régulièrement relevé. Hors période de mue, disons classique, les lapins perdent toujours, quelques poils. Ceci reste cependant très limité et ne remet pas en cause la tenue de la fourrure. Nous sommes là dans la normalité, peut être accentué par l’instabilité des températures et l’amplitude plus ou moins conséquente de leur variation.

Nous rappelons cependant que des stress importants peuvent engendrer des aléas sur la qualité de la kératine, un des constituants indispensables du poil. Le diamètre, la résistance, la couleur et la durée de vie en dépendent. Pensons également à fournir à nos sujets un habitat de bonnes dimensions, nécessaire à leur mobilité, avec des litières saines et changées régulièrement. Le clapier dans son ensemble, c’est-à-dire nombre de box et population totale doit être adapté aux possibilités d’aération du local. L’ammoniac ne doit pas exercer son agressivité. Séparez suffisamment tôt les jeunes, vous garantirez le calme et éviterez les agressions, risques de blessures. Le brossage permet d’éliminer les poils morts et par le massage ainsi réalisé, il est effectué une stimulation de la circulation sanguine et une aération du pelage. Si cette opération n’est pas mise en œuvre ou insuffisamment répétée, des poils morts resteront présents dans la fourrure pendant assez longtemps.

Nous continuons en mettant en avant les difficultés à obtenir une très bonne tenue du pelage chez certaines races. Cette observation est faite auprès des races possédant un sous-poil particulièrement développé, dense et épais. Ces races possèdent une fourrure très instable. Pratiquement à chaque léger réchauffement, ces races déclenchent une adaptation (perte de poil plus ou moins conséquente) de leur pelage et notamment du sous-poil. La physiologie du lapin tente alors de se caler au mieux aux conditions d’ambiance.

Un exemple très marquant concerne la race Néo-Zélandais, type chair par excellence. La  sélection, et c’était l’un des objectifs, a permis d’obtenir des dessous de pattes possédant une très forte densité et épaisseur de poils. Cette caractéristique a bien entendu concerné l’ensemble du pelage et surtout le sous-poil. Résultat, lors des expositions, il est très difficile d’observer une fourrure sans aucun signe de mue.

Image Néo-Zélandais vue de dessus Image Néo-Zélandais vue de profil
Néo-Zélandais – Propriétaire J-M BERGAMELLI - Photographies J-J MÉNIGOZ

Pour terminer, d’une manière générale, il est relevé que les fourrures bien structurées, possédant un bon équilibre entre les différents types de poil, et tout en gardant un pelage dense et aéré, sont beaucoup plus stables. C’est le cas notamment chez les petites races.

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